Josette Lambreth, Ecrivain à ses heures
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27-12-2007

Qui est Josette Lambreth?

Née à Tournai le 9 août 1958, Josette habite Hérinnes depuis toujours.  Etudes primaires à Hérinnes, secondaires aux Ursulines de Tournai (section latin-math), universitaires à Louvain (philologie germanique et agrégation de l'enseignement secondaire supérieur).  Enseigne le néerlandais et l'anglais à l'Athénée Royal de Comines.  A épousé Dominique Delplanque le 4 juillet 1987.   Trois fils: François (né en 1989), Guillaume (né en 1992) et Pierre (né en 1995).

Passe-temps: musique (clarinettiste au Brass Band d'Hérinnes et choriste à Hérinnes), nature, vélo, natation et, bien sûr, l'écriture, qui la voit figurer en haut du palmarès de nombreux concours littéraires en Belgique et dans toute la France.  Josette manie la  plume aussi bien en français qu'en picard.


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27-12-2007, 17:26:26 Josette
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Livres édités.

Hérinnes (sur Escaut), le village et son parler de toujours

consacré au patois picard tel qu'il était parlé par les anciens villageois d'Hérinnes.

Son père, Edouard, a réalisé le premier tome en 2000; Josette s'est jointe à lui pour le deuxième (2003) et le troisième tome (2004), qui est complété par un enregistrement sur CD.

Ces trois tomes ont été édités conjointement par le musée communal Jules Jooris, la section histoire locale de la commune de Pecq et la fondation culturelle Charles Dekoster de Pecq.

Hérinnes (sur Escaut) Tome 1.1

Hérinnes (sur Escaut) Tome 2.2

Hérinnes (sur Escaut) Tome 3.3

 

 

 

 

 

 

 

Réédition Tome 3 : Juin 2008

 

 

 

 

Vie(s) en tranches:

Un recueil de 86 sonnets abordant avec émotion les différents moments d'une vie, joyeux ou moins joyeux.

Edité chez Chloé des Lys en juin 2005.

couverture vie(s) en tranches1

 






 

Extraits:

Amitié  Dans ma chère campagne, au détour d’un bosquet,
S’offrent à mon regard de simples paysages
Pittoresques et purs dans leurs décors sauvages,
Diffusant, en mon cœur, la paix qui lui manquait. 

 

Ils ont l’humble beauté d’un chef-d’œuvre coquet,
Loin de tout artifice et de lâches trucages ;
De primitives fleurs ornent leurs pâturages 
Et des corolles d’or s’y penchent en bouquet.

J’en ai pris une tige à l’agreste vêture,
Estimable trésor de ce coin de nature,
Afin de te l’offrir ;  dans ce geste enfantin  

Peut-être désuet, vois ma reconnaissance :
Précieuse est la plante au toucher de satin
Car de ta sympathie elle sent la fragrance.

 Amour trompé    

 

Que tes bras semblaient doux,chauds,où tu m’enflammais !
Tout me plaisait en toi, devenait adorable,
Le feu des passions me brûlait, vulnérable,
Tandis que sur ton cœur, vif, tu me consumais…  
 

Ton sourire enjôleur et mutin, je l’aimais ;
Mon sentiment sans fard, fougueux, inaltérable
Te parait d’agréments… Et toi, l’être admirable,
Tu te gonflais d’orgueil quand tu me désarmais… 
 

Heureux temps de l’amour, des tendresses candides
Que son lyrisme allume à ses braises splendides !
Mais il ne dure point quand l’ardeur de l’amant 
  

 

S’est embrasée ailleurs… Une autre le fascine
Et ma fièvre s’éteint pour toujours, froidement :
Sur la cendre grillée, une âme se calcine.


Histoires aux senteurs d'ici:

Dix nouvelles réalistes mais pas réelles.  Quoique...

Edité chez Chloé des Lys en novembre 2006.

couverture histoire aux senteurs dici1

 

 

 

 

Extrait:

L’armoire                              

Dès notre première rencontre, Bruno Millevoye m’avait impressionnée.  Je me souviens de cette entrevue comme si c’était hier.  Au chômage depuis plus d’un an, j’arrivais à peine à joindre les deux bouts.  Non que mon train de vie fût élevé, bien loin de là…  Mais le désir d’indépendance qui m’avait poussée, à l’issue de mes études, à quitter le nid douillet et sécurisant de mes parents pour m’établir seule dans un petit appartement du Boulevard de la Liberté à Lille avait un prix.  Un prix que l’espoir d’obtenir rapidement un emploi m’avait fait considérer comme un détail.  Un élément m’avait cependant échappé, à savoir qu’en ce début de millénaire, il ne suffisait pas de détenir un diplôme au nom ronflant pour qu’instantanément toutes les portes du monde du travail s’ouvrissent devant vous !                            

Le boulot rechignait à venir…  Et les quelques économies que j’avais pu rassembler avaient fondu comme neige au soleil.  Quant à l’allocation de chômage, une fois les charges déduites, il y avait tout juste de quoi ne pas mourir de faim.  Il n’était cependant pas question de revenir au foyer parental la queue entre les jambes et la tête baissée, proférant des « mea culpa ».  N’ayant, par ailleurs, aucune propension à la mendicité, j’envisageai de proposer mes services dans d’autres domaines, si tant est qu’il y en eût qui fussent porteurs d’avenir.                            

Epluchant la page « emploi » de mon quotidien, je n’avais glané que quelques offres correspondant un tant soit peu à mes qualifications.  Mais après investigation, cette maigre récolte n’avait rien donné.  C’est alors que mon regard découragé était tombé sur une petite annonce demandant d’urgence une femme de ménage, à raison de dix heures par semaine, dans un appartement situé à cinq cents mètres de chez moi.  A sept euros l’heure, cela valait la peine de tenter le coup.  Sans trop y croire, je m’étais ruée sur le téléphone dans l’espoir d’être la première à appeler.                            

Je l’avais été.  Le rédacteur de l’annonce m’avait donné rendez-vous dans un petit café tout proche, pour voir si je lui conviendrais.  Bruno Millevoye était un bel homme.  La quarantaine à peine entamée, il avait le profil à la fois viril et féminin, adulte et enfantin, une sorte de subtil mélange d’innocence et de maturité.  Ses cheveux noirs, soignés, encadraient un visage rasé de près, au teint clair.  Devant ses deux yeux couleur noisette battaient des paupières aux longs cils ; un joli nez fin et une bouche aux lèvres bien dessinées complétaient agréablement sa figure.  Tout son être dégageait un tel charme que -je l’ai déjà dit- j’en avais été subjuguée dès l’instant où je l’avais vu.                            

Très affable, il s’était intéressé d’emblée à mon emploi du temps et aux raisons qui m’avaient poussée à le contacter.  A son sourire entendu, j’avais deviné qu’il avait parfaitement compris que je ne tenais pas à renseigner au fisc mon activité de femme d'ouvrage.  N’était-ce pas, d’ailleurs, en attendant mieux ?  Je m’étais cependant gardée d’insister sur ce point : cela lui eût peut-être suggéré d’engager quelqu’un dont il pouvait être sûr de la disponibilité à long terme.                            

Il avait paru satisfait.  Ayant réitéré sa promesse de me payer sept euros l’heure, il m’avait emmenée à l’appartement, m’expliquant avec précision ce qu’il attendait de moi : « Principalement du nettoyage et du repassage.  Vous devrez vous rendre libre les mercredis, jeudis et vendredis après-midi.  Disons … de quatorze à dix-sept ou dix-huit heures.  Pas au-delà.  Cela vous agrée-t-il ? ».  Son vocabulaire et ses tournures de phrases légèrement précieuses dénotaient le milieu cultivé dont il devait être issu. Cela m’avait rassurée, même si l’habit ne fait pas le moine !                            

Quand je rentrai chez moi ce jour-là, j’étais aux anges : j’avais décroché mon premier petit boulot !  Ma « bonne tête » semblait avoir plaidé en ma faveur.  Je me persuadai que c’était la seule raison de ma joie et que le charme de mon employeur n’était pour rien dans ma satisfaction.  Avec un peu d’honnêteté, j’eusse cependant été forcée d’admettre que la perspective de travailler pour un homme aussi séduisant m’était des plus agréables !                            

Je ne savais rien de lui.  Il était présent à chacun de mes passages, mais se faisait tellement discret qu’il m’arrivait de l’oublier.  J’ignorais toujours s’il était marié.  Probablement pas : pas d’alliance à son annulaire, pas une photo de femme dans l’appartement, pas une seule trace, même infime, d’une personne de sexe féminin que ma perspicacité eût tôt fait de détecter…  Ne fût-ce que dans le linge.  Je m’étais mise à espérer secrètement que peut-être …                            

Mes occupations ne variaient guère : l’entretien des pièces et le repassage de quelques chemises et pantalons.  Au bout de six mois, j’étais parfaitement rodée.  Puisqu’un travail dans ma branche restait plus hypothétique que jamais, je considérais mes services à Monsieur Millevoye comme mon activité principale.  De plus, content de moi, celui-ci avait augmenté ma paie d’un euro l’heure.  C’est à ce moment-là qu’il avait fait réaliser un double des clés de l’appartement : « Ainsi, si un jour je dois m’absenter…  Mais veillez tout de même à respecter scrupuleusement les horaires.  Ne restez pas au-delà de dix-huit heures, surtout le vendredi. ».                            

Cette marque de confiance m’avait honorée.  J’avais eu l’impression d’entrer un peu plus dans son intimité, avec son plein accord.  Il faut reconnaître que jusque là, je n’étais pas allée bien loin.  J’ignorais toujours jusqu’à sa profession et son état-civil !  Peu bavard sur lui-même, il ne m’avait jamais fait de confidence.  Je n’avais rien osé demander, de crainte de l’indisposer.  Et puis…  la part de mystère que recelait sa personne me touchait, m’attirait…                            

J’exécutai toujours mes tâches ménagères avec le même sérieux, qu’il fût là ou non.  Progressivement, je le vis moins : j’étais de plus en plus souvent seule dans l’appartement.  Parfois, il faisait une brève apparition puis repartait.  Peut-être était-ce un simple contrôle…  Pour moi, ces visites étaient un rayon de soleil dans ma grisaille.  J’avais opté pour un quatorze/dix-huit heures le mercredi et le jeudi et un quatorze/dix-sept heures le vendredi, jour où il me remettait la paie de la semaine.  Il s’arrangeait toujours pour être présent à l’heure et pour me rétribuer avant que je ne quittasse les lieux.                             

Un jeudi de novembre -cela allait faire près de dix mois que j’avais débuté comme femme d’ouvrage- je terminai ma tâche trois-quarts d’heure plus tôt que d’habitude.  Je me mis en tête de faire autre chose pour lui.  J’eusse très bien pu m’arrêter et feuilleter le quotidien que j’avais acheté avant de me rendre chez lui mais je trouvai cela inconvenant.  Bruno Millevoye m’était par trop sympathique pour que je le trompasse.  Je fis donc le tour de l’appartement à la recherche d’un petit travail à effectuer : du cirage de meubles ou du rangement, par exemple.                            

Mon employeur étant un homme méthodique, je déchantai vite : visiblement, aucun endroit ne nécessitait mon intervention.  Même les armoires de la chambre à coucher, où je mettais le linge, semblaient avoir été mises en ordre la veille, tant tout y était parfait.                            

Presque désolés de revenir bredouille de leur charitable quête, mes yeux vagabondèrent encore à travers la pièce.  Dans les tiroirs à chaussettes, tout était bien en place. Le lit : aucun problème.  L’armoire à chemises : R.A.S…  Quant à la garde-robe de gauche, je ne l’avais jamais ouverte, et pour cause : elle était la seule à porter une serrure et était toujours verrouillée.  Je ne m’en étais jamais inquiétée : j’imaginais qu’il y cachait son argent sous une pile de draps ou de couvertures…                            

Tout à coup, je sursautai : pour une fois, les clés étaient restées dessus.  Etait-ce par oubli ?  Ou leur propriétaire désirait-il tester mon honnêteté ? Je ne me posais pas vraiment la question : à moins de me prendre sur le fait ou de relever les empreintes digitales, Monsieur Millevoye ne saurait jamais si j’avais eu ou non accès à l’armoire à mystères.

D’ordinaire scrupuleuse et respectueuse de la vie privée d’autrui, je ne résistai pas à la curiosité qui s’était soudain emparée de moi.  Avec autant de détermination que de sans-gêne, je fis tourner la clé et ouvris les deux battants du grand meuble.  Celui-ci se composait de deux parties : des étagères à gauche et une penderie à droite.     

Le choc fut immédiat. ……

 

Vaut méié in rir’ ! -  Alors rions... Recueil de douze monologues poétiques néo-classiques en picard Hérinnois, avec leur traduction française en vis-à-vis, complétés de notes linguistiques explicatives.La version picarde a obtenu la Médaille d’Or en patois de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras en juin 2006.Le dessin de couverture a été gracieusement réalisé par Anne Dochy. Paru aux Editions Chloé des Lys en novembre 2007 27-12-2007 18;49;35  

 


 

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

Extrait: 

 

 

L’ordonnanç’ du docteur

Mon Déié, cha ch’t’ein’ seurpriss’, eh bé, qu’cha va m’fair’ drolle…       
Et cèl’ pauf’ Sidoni’, qui va péièrt’ la boussole !
Ess’n’Arthur iest ralleu93, ahais : i vint d’morir,
Ch’est arriveu d’ein quéop et s’feinm’ n’a rin vu v’nir…
 Ch’n’étot pus l’grant amour, Arthur et Sidonie,
L’ein ièrprochot à l’eaut’ ses airs et ses mainies ;
Ch’tot tout catéié béièll’ moute94, mais i fj’otté simblant
Pou l’muchéier à l’famil’, meinm’ à leu’ prop’ z’afants !

Arthur, pou vif’ avec, follot bin du mérite,
Sidoni’, ch’tot nin méié… J’m’in va li rint’ visite.
Asteur qu’l’heomm’ iest invo’95, i n’devront pus batéier
Ç’s’ra ein fameux cang’mint, i f’ra calm’ dins l’quartéier !


J’buqu’96 à l’port’, in l’ouvéiert : Sidoni’ a l’z’éiés rouches,
Mais sus l’rest’ dé s’visach’, nin in musclé qui bouche…
Quand il m’a èrconnu, il mé tind ses deux bras,
Il poch’97 èm’ main et m’dit : « j’sus bin cantint qu’t’es là ! » 

 


Mi, jè n’seus foc li dire :  « Sincèr’ candoléainces »
Et « Véous èv’là tout seu, èj’ camprinds vos souffraince… »
« Te veux l’vir ? » qu’il répéond, et i m’mout’ èl’ grand lit,
« Vins et raviss’-lé bin…  in dirot qu’i sourit… ». 

 


Ch’est vrai qu’ch’est ein béié mort… 
Ej’ récite eine prière,
Sidonie, li, n’dit rin et il reste pad’réière.
Mais v’là qué j’l’intinds brair’, i n’seut pus s’arrêteu,
Mi, j’dos morté sus m’chiqu’, comm’ tout émotionneu… 


L’ordonnance du docteur   

Mon Dieu !  Quelle surprise !  Ah ! que ça me désole !
La pauvre Sidonie en perdra la boussole :
Son Arthur l’a quittée, oui ! il vient de mourir,
C’est arrivé d’un coup : on n’a rien vu venir.
Oh… ils ne s’aimaient plus, Arthur et Sidonie,
Se reprochant souvent d’innombrables manies,
Mais ne le montraient pas, faisant très bien semblant
Pour le cacher à tous, et même à leurs enfants.
S’accommoder d’Arthur exigeait du mérite,
Pareil pour Sidonie… à qui je rends visite…
Veuve, elle n’aura plus de quoi se quereller,
Il fera calme ici dans notre beau quartier !  
Elle m’ouvre la porte et je vois ses yeux rouges
Mais son visage est dur : pas un muscle ne bouge…
En me reconnaissant, elle tend ses deux bras, 
Me tient la main et dit : « Grand merci d’être là ! ».

Je lui présente, ému, donc, mes condoléances,
Ajoutant : « Je comprends votre grande souffrance ».
« Viens le voir », répond-elle et me montre son lit,
« Tiens, regarde-le bien : on dirait qu’il sourit… ».
Ah oui ! c’est un beau mort… 
Je dis une prière,
Sidonie, en retrait, demeure loin derrière.
Malgré tout, je l’entends sans cesse sangloter
Et dois me retenir : mon cœur en est touché. 


Eh bé, cha, ch’est seurpriss’…  Il l’aimot bin tout m’meinm’,
Ej’ pinsos du méauw d’li, et pourtant, ch’t’ein’ béonn’ feinme ;
Qui qu’ch’est quiarot buséié qu’il arot tant d’chagrin ?
Arthur iest acor quéaud98 qu’in vot chu qu’ch’est l’destin…
Ch’est vrai qu’ch’est bin souvint quand ièrtourn’ èss’ brouette
Qu’in vot les qualiteus du mort et qu’in l’èrgrette…
« Alleu, feinm’, s’i vous plaît… èn’ brayéiéz nin comm’ cha,
Féaut vous fair’ ein’ raijéon, Arthur i n’est pus là… »
« Laichéiéz-mé fair’, l’afant ; brair’ ainsin, cha m’soulache,
Après cha l’ira méié, et j’arai du corache. »
« Ch’qui peut vous cansoleu, Sidoni’, dins l’malheur,
Ch’est qu’i n’a nin soufféiert, comm’ i m’a dit l’docteur.
Féaut nin vous fair’ d’èrproch’, véous peuveu ètt’ trinquille,
Fair’ pus qu’véous aveu fait, cha s’rot fort difficile !
Quand iarrivot alfos qui s’sintot nin trop bin,
Véous n’étiéz nin lomint pou véous app’leu l’méd’cin ;  
Et pou ses m’tits probleinm’ dé foie et d’pédicule99,
Ch’est véous qui li dijot d’print’ ein’ pair’ dé pilules ;
Féaut pus buséier à cha, l’bon Déié va l’accueillir
Et meinm’ si ch’est trop vit’, cht’ainsin… i d’vot morir… »

« Ahais… mais justémint…. ch’n’est nin grand choss’, pétètte,
Téous ces médicamints, ch’est bin cha qui m’imbéiète…
L’docteur i v’not d’vénir, et iavot fait esprès,
D’prescrir’ sus l’meinm’ papéier, ein’ ravachi’100 d’cachets …
Hier j’ai éteu les tcheur, i d’avot pou six s’maines…
I n’d’a foc pris tros quatt’, cha valot bin la peine !
Qu’Arthur seuch’101 mort, à s’n’âch’… bé cha, v’là acor téout…
Mais d’ces bowtt’ dé pilul’, j’n’in verrai jamais l’bout ! ».

-

Cela me surprend fort…  J’en conviens : elle l’aime !
Je la croyais méchante… elle est bonne quand même !
Jamais je n’aurais cru lui voir tant de chagrin,
La mort d’Arthur lui fait rencontrer son destin. 

Souvent, c’est au décès que l’homme se rachète,
Pensant aux qualités de l’être qu’il regrette… 
« Il faut garder espoir, allez, ne pleurez pas,
Vous devez accepter qu’Arthur ne soit plus là ! » 

« Laissez-moi faire, enfin : sangloter me soulage,
Après, tout ira mieux et j’aurai du courage ».
« Femme, consolez-vous, dans votre grand malheur :
Arthur n’a rien senti, comme a dit le docteur.

-

Ne vous reprochez rien, ayez l’âme tranquille
Car faire mieux que vous eût été difficile !
Quand il était souffrant, ne se sentant pas bien,
Vous appeliez toujours, vite, le médecin…

-

Et pour ses maux de foie ou bien de vésicule,
C’est vous qui prépariez sa dose de pilules…
Ne pensez plus à ça : Dieu pourra l’accueillir…
Même si c’est trop tôt, c’est qu’il devait mourir ! ». 

« Je sais, mais justement, la vie n’a rien d’honnête :
Tous ces médicaments, c’est bien ça qui m’embête !
Le docteur, récemment, lui avait, – fait exprès –   
En grand nombre, prescrit, des sirops et cachets…      

J’en ai acheté hier assez pour six semaines,
Il n’en a pris que trois, ça valait bien la peine !      
Qu’à son âge, il soit mort, c’est normal, voilà tout…
Mais des boîtes, jamais, je n’en viendrai à bout !         


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27-12-2007, 17:26:09 Josette
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En cours de réalisation.

 Cinq pages... 

Roman documentaire relatant les us et coutumes des campagnes du nord du Tournaisis juste avant la première guerre mondiale.  Us et coutumes que découvre un adolescent de la fin du vingtième siècle.

En juin 2008, ce roman d'environ 400 pages, encore à l'état de manuscrit, a obtenu la médaille d'argent en prose de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras. 

Sortie prévue: 2e semestre 2009

 


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27-12-2007, 17:25:47 Josette
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Quelques articles de presse.

Les articles de presse ci-dessous sont dus à la plume de Madame Véronique ANDROGE pour le Courrier (de l'Escaut) ("Les mots en or de Josette Lambreth" et "Les histoires Ch'ti de Josette")  et à celle de Monsieur Edgard DEPLECHIN pour le Nord Eclair ("Lambreth ne laisse pas les règles brimer son écriture" et "A l'assaut de ses racines".

Ils sont proposés ici avec leur aimable autorisation.

decoration
  

article du courrier janvier 07a

article nord éclair du 6 mars 07bmaman blog2

 

 


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27-12-2007, 17:20:23 Josette
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27-12-2007, 17:19:12 Josette
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Un échantillon de prix obtenus :
1985 : 1e prix concours Prayez (picard Tournaisien) poème en vers 2001 : 2e prix nouvelle Antoing 2004 : 1e prix du sonnet à Montigny-le-Tilleul 2004 : Prix de la nouvelle Pecq asbl 2005 : 1e prix en ballade à Arts et Lettres de France (Bordeaux) 2005 : Grand Prix de Valigny (Vichy) 2005 : Apollon d'Or de la nouvelle à Vaison-la-romaine 2005 : Grand Prix de la nouvelle à Kraainem 2006 : Prix J.Marchal au concours de poésie de Troyes 2006 : Médaille d'or en patois de l'Académie d'Arras 2006 : 1e prix en nouvelle à Feignies(Maubeuge) 2006 : Grand Prix de poésie à Kraainem 2007 : Grand Prix de poésie à Réquista 2007 : Prix Anne de Bretagne à Arts et Lettres de France (Bordeaux) 2007 : 1e prix de la francophonie en poésie classique à Lausanne 2007 : 2e prix de la nouvelle à Colfontaine 2007 : 2e prix de poésie à Montélimar 2007 : Maître es Jeux Floraux du Gâtinais et Grand Prix du Gâtinais 2007 : 3e prix Art et Poésie, 3e prix Noël-Henri Villart et Grand Prix du jury de la Société des Poètes et Artistes de France 2008 : Prix de la ballade Fleuret poétique Midi-Pyrénées 2008 : Apollon d'argent en nouvelle Vaison-La-Romaine 2007 et 2008: 2e prix formes fixes au concours de poésie d'Auriol 2008: lauréate au concours de nouvelles d'Arcueil 2009: 1e prix poésie classique Maison de la Poésie de Namur
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